Citoyenne

En 2016, l’évolution, ou plutôt la non-évolution devrais-je dire, de la situation économique de notre pays m’a conduite à me poser la question de la nécessité de m’impliquer d’une manière différente, en agissant de l’intérieur, en étant au cœur du système.

C’est la raison de mon engagement dans l’action publique.

Mon ambition n’est pas de faire une carrière politique mais je veux avoir l’opportunité de porter et défendre la parole des citoyens. Je suis et je resterai toujours issue de la société civile. Si je me suis portée candidate, c’est en ayant l’assurance de pouvoir porter un projet en adéquation avec mes aspirations profondes et surtout en conservant au sein de ce groupe une parole libre.

Une rencontre, comme souvent dans ma vie, a été déterminante et m’a porté jusqu’à cet engagement. Cette personne, dont je loue l’amitié fidèle, influe encore aujourd’hui dans chacun de mes actes.

On m’a donné l’opportunité d’être présente sur la liste de la majorité alsacienne du Président de la nouvelle grande région. Celui-ci m’a fait confiance, certainement le résultat de mon travail de terrain conséquent dont il a su prendre la mesure.

La décision de m’engager a été mûrement réfléchie et l’intérêt personnel n’y avait pas sa place.

Ma vie de famille et ma vie professionnelle sont déjà bien remplies et à l’image de tout ce que j’ai pu entreprendre aujourd’hui, j’ai à cœur de pouvoir m’y impliquer totalement.

Par bonheur, je partage ma vie avec un homme merveilleux qui accepte d’assumer ma personnalité et toutes mes activités, et qui m’apporte au quotidien le soutien sans faille dont j’ai besoin.

Après une longue réflexion, de nombreuses concertations et un vrai enthousiasme, je me suis inscrite dans cette démarche qui n’est, somme toute, que le prolongement naturel d’un engagement pris il y a déjà près de 20 ans.

J’ai également une pensée à tous ceux qui se sont révélés comme des soutiens forts. Ils se recon-naitront … un encore plus que les autres …

Par ailleurs, et sur un plan professionnel, je mesure pleinement ma chance d’être soutenue au quotidien par le Président de la Fédération Française du Bâtiment du Bas-Rhin qui fait du pragmatisme un principe d’action au quotidien. Il fait partie de ceux qui s’engagent par leurs décisions et que leurs décisions engagent. Artisan par son métier, il l’est aussi par ses valeurs.

C’est mon Président et c’est aussi mon ami.

Désormais, et depuis le début de l’année 2016, je suis élue conseillère régionale de la région Grand Est. En tant que personne issue de la société civile, c’est une réelle chance de pouvoir représenter le monde civil et économique et une surprise d’avoir eu, par le jeu du scrutin à la proportionnelle, l’honneur d’être élue.

Cette fonction n’est ni contraire ni inconciliable avec mes missions professionnelles passées et présentes et garder mon intégrité et ma neutralité ont été les conditions majeures et préalables à mon engagement. Il n’y a aucunement dans ma démarche l’idée de « cumul » mais plutôt l’idée que chacun d’entre nous peut contribuer à la vie politique tout en conservant un équilibre « acceptable » entre sa vie professionnelle et son engagement.

J’ouvre ici une parenthèse rapide; afin d’éviter des discussions et des querelles autant inutiles qu’improductives, il serait important de formaliser un véritable « statut de l’élu ».

Cela devient une priorité, à en juger encore par la récente proposition de loi organique déposée par certains députés qui tend à satisfaire les intérêts de certains élus plus qu’à viser l’intérêt général. En effet, et depuis la loi de 2014, les élus avaient tout le temps nécessaire pour s’organiser et préparer leur remplacement. C’est aussi par un renouvellement des générations que pourra se créer une nouvelle dynamique de l’action publique et c’est clairement le message que nos concitoyens ont adressé aux élus au travers des dernières élections. Il s’agit ici d’une question de crédibilité et le « cumul » des mandats est une constante majeure de la défiance des électeurs.

Néanmoins, exercer un mandat public requiert un investissement en temps et en énergie considérables et s’apparente facilement à un travail à temps plein. Il me parait par conséquent normal et logique qu’un élu qui s’est consacré à la gestion publique pendant des années puisse être accompagné, notamment sur une reconversion professionnelle, lorsqu’il perd son mandat.

Je referme la parenthèse.

Il m’a fallu me battre pour défendre cet équilibre « vie personnelle-vie professionnelle-engagement politique » car comme le disait Gaston BACHELARD, « rien ne va de soi, rien n’est donné, tout se construit ».

Je suis persuadée que le temps finira par me donner raison parce que seule une personne issue de la société civile est en mesure de pouvoir appréhender et comprendre les mécanismes et les enjeux du monde qui est le nôtre, et ce, sans jamais perdre de vue l’individu.

C’est donc avec impatience et enthousiasme que j’ai assisté aux premières réunions et notamment à l’assemblée constitutive du 4 janvier dernier où chacun arborait son plus beau sourire et récupérait  fièrement « son cartable » d’élu, celui qui a fait couler tant d’encre… (Sans chercher à polémiquer, des enjeux bien plus importants mériteraient d’alimenter le débat …)

Malheureusement, dans une assemblée qui compte cent-soixante-neuf conseillers, j’ai été rapidement contrainte de me rendre à l’évidence : ma parole est diluée, quasi inaudible et que l’Assemblée plénière et les commissions restent avant tout des « Chambres d’enregistrement » de décisions qui se prennent ailleurs.

J’ai cependant réussi à obtenir et dans un délai très bref la mise en œuvre d’un plan de soutien aux entreprises du secteur du bâtiment et le déblocage de fonds d’urgence destinées aux collectivités afin de relancer l’activité. Le Président a su s’engager rapidement dans cette démarche.

Je le redis encore, mon implication dans cette fonction n’a qu’un seul objectif : celui d’apporter mes compétences, mon expérience, mon vécu et mes projets pour aider à éclairer le débat sous un angle nouveau. Pour autant, je ne voterai ni ne cautionnerai aucun texte ou aucune proposition contraires à mes valeurs et aux principes qui sont les miens.

Je mesure pleinement la responsabilité qui est la mienne, celle d’incarner l’espoir et de redonner la confiance nécessaire à mes concitoyens. Parce que sans confiance, il ne saurait y avoir ni progrès ni réussite. Il nous faut de toute urgence changer de paradigme et tirer pleinement les leçons d’un système politique qui ne permet plus l’action positive et rapide mais qui n’ont plus aucune crédibilité auprès des citoyens.

Nos institutions ont vécu et il nous appartient désormais d’en bâtir de nouvelles qui soient en parfaite adéquation avec les évolutions de notre société.

Tant de lourdeurs administratives se sont ajoutées les unes aux autres qu’il n’est plus possible d’agir aujourd’hui et surtout d’être efficace. L’inertie, l’action sclérosée et la paralysie caractérisent le fonctionnement de nos institutions. Tout cela génère la perte de confiance chez nos concitoyens et l’impossibilité de progresser pour notre nation.

Tant de choses doivent changer mais ce n’est pas grave puisque, comme le disait Héraclite, « seul le changement est permanent ».

Je veux être actrice de ce changement. Pour ma fille et son avenir, pour mes proches, mais aussi pour tous ceux qui aspirent à retrouver la foi. Tous ceux qui sont comme moi convaincus que le futur n’est pas autre chose que ce que nous avons décidé d’en faire.

C’est pourquoi j’aspire aujourd’hui à une mission qui implique une réelle proximité avec mes concitoyens ; pouvoir être en prise directe avec leurs besoins et me permettre de contribuer directement à satisfaire leurs attentes.

Je ressens aujourd’hui ce besoin comme un acte citoyen nécessaire et je ne vais surtout pas reculer devant la situation dans laquelle nous nous trouvons, ce moment crucial pour notre pays. Bien au contraire, je suis, à cet instant précis, totalement impliquée et j’aimerais porter votre espoir dans un grand élan d’enthousiasme.

Je souhaite partager avec vous dans ces prochaines pages mes convictions et tracer le chemin que je vous propose. Il sera jonché de difficultés mais aussi plein de belles et nouvelles opportunités à saisir, un chemin porté par un projet passionnant à vivre ensemble, à réussir ensemble.

Je reste lucide et je n’ignore pas que les propositions que je m’apprête à développer nécessitent pour leur réalisation l’exercice du pouvoir. C’est pourquoi, je raisonne dans les pages qui suivent en « local » et à l’échelle d’une circonscription mais sans m’interdire pour autant de donner mon ressenti sur des questions et des thèmes dépassant le seul cadre local. Je suis citoyenne française et comme chacun d’entre nous, je m’estime légitime à vouloir la réussite de mon pays.

Je propose de synthétiser mon projet ainsi :

  • Redonner à chacun et au moyen d’un projet ambitieux la confiance dont il a besoin,
  • Rester en contact permanent et étroit avec les concitoyens et conserver toujours son identité, ses valeurs et sa personnalité dans l’action politique,
  • Replacer l’artisanat et l’entreprise au cœur de l’économie de nos territoires,
  • Redonner aux banques les moyens de soutenir l’activité économique et recréer les conditions d’une relation positive entre le monde économique et le secteur bancaire
  • Renforcer la performance du système éducatif et de formation des jeunes,
  • Réconcilier le maintien de nos traditions et la recherche de la modernité,
  • Lutter contre la tentation du repli identitaire et assurer à tous la sécurité dans le respect de chacun,
  • Faire de la justice sociale et de son modèle français une force et non plus un poids.

Il peut paraitre à priori étonnant que je ne développe pas un thème spécifique sur la lutte contre le chômage. Pourquoi ? Parce que je suis convaincue que lutter frontalement contre le chômage, c’est prendre le problème par le bas. J’en vœux pour preuve les tentatives des derniers gouvernements successifs qui n’ont abouti qu’à des mesures parcellaires, souvent contre-productives voire opposées.

Comme j’ai été amené à le préciser, la création d’emploi repose sur une multiplicité de facteurs. Il ne saurait y avoir un contrat de travail « miracle », ni une incitation fiscale exceptionnelle qui soit susceptible de créer seuls les emplois dont nos concitoyens ont besoin. L’entreprise est un acteur majeur de la création d’emploi, mais l’éducation l’est aussi. En réalité, tous les thèmes et propositions qui seront détaillées peuvent directement concourir à installer une dynamique de l’emploi, participant à un véritable projet construit sur le long terme.

 

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