DNA - 29/01 - Haguenau - Les salariés d’Itron cherchent du soutien

DNA - 29/01 - Haguenau - Les salariés d’Itron cherchent du soutien

DNA – 29/01 – Haguenau – Les salariés d’Itron cherchent du soutien

L’usine Itron à Haguenau risque de fermer l’an prochain : 68 emplois sont menacés. Hier après-midi, une vingtaine de salariés ont distribué des tracts au centre-ville pour sensibiliser la population à leur cause.Après avoir fait grève chaque vendredi du mois de janvier devant leur usine du boulevard Pasteur à Haguenau, les employés d’Itron ont décidé de passer la Moder pour mieux se faire entendre.

Vêtus de t-shirts bleus symbolisant les compteurs à eau fabriqués dans leur entreprise, ils ont distribué des tracts dans le centre-ville dès 14 heures pour faire connaître le sort qui les attend.
Une cagnotte pour payer les frais d’avocat

En octobre dernier, la direction d’Itron France a annoncé son intention de fermer le site en juillet 2018 dans le cadre d’une restructuration mondiale du groupe américain auquel appartient l’entreprise. À Haguenau, quinze postes doivent être supprimés et cinquante-trois transférés sur d’autres sites du groupe, la majorité à Mâcon en Saône-et-Loire, quelques-uns en Allemagne et en Hongrie.

C’est ce qu’ont expliqué les salariés aux passants et aux commerçants haguenoviens auxquels ils ont proposé de coller dans leur vitrine des affichettes de soutien. Ils ont aussi appelé à grossir la cagnotte mise en ligne sur le site Internet « Leetchi » en tapant « Solidarité aux salariés Itron Haguenau ». L’argent ainsi récolté doit contribuer à financer les honoraires de l’avocat spécialisé en droit des entreprises, Maître Ralph Blindauer, auquel les salariés ont fait appel afin de mieux faire valoir leurs droits.
« C’est une opération visibilité, résume Francis Matter, le secrétaire adjoint du comité d’entreprise. Il faut expliquer que notre usine est menacée de fermeture alors qu’elle se porte bien. Tellement bien que nous sommes obligés de faire des heures supplémentaires. »

Les Haguenoviens de longue date connaissent bien cette société. « Ça s’appelait Vincent Frères », se souvient Pascal, 77 ans. Créée en 1934, elle a ensuite changé de nom à plusieurs reprises devenant la Compagnie des compteurs Schlumberger, puis Cataris en 2001, avant d’être rachetée en 2007 par le groupe américain Itron.
« Seuls les élus peuvent faire bouger les choses »
« Si la fermeture est décidée en haut lieu, ils ne pourront rien faire », commente Marcel, 75 ans, en prenant poliment le papier qu’on lui tend. « Ce ne sont pas les ouvriers de base qui peuvent changer la donne. Seuls les élus peuvent faire bouger les choses », martèle-t-il.

La conseillère régionale (UDI) Vanessa Wagner est venue tracter avec les salariés d’Itron. La veille, la candidate aux élections législatives avait même interpellé le président des États-Unis, Donald Trump, sur Tweeter pour lui exprimer son écœurement de voir un groupe américain ainsi traiter des salariés français.

Dans les prochaines semaines, les représentants du personnel d’Itron, soutenus par le syndicat Force ouvrière, ont prévu de mener d’autres actions pour faire connaître leur combat. Trois cents t-shirts bleus floqués d’une cigogne en colère, semblables à ceux qu’ils portaient hier, seront notamment mis en vente au prix de 10 euros.

admin_VW

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