Wagner by Vanessa

Vanessa Wagner - 40 ans - 1 enfant - Lieu de résidence : La Wantzenau

- Secrétaire Générale de la Fédération Française du Bâtiment du Bas-Rhin
- Secrétaire Générale de la Fédération Nationale des Artisans et Petites Entreprises de la Métallurgie (FNAPEM Alsace),
- Vice-présidente de la CPME Grand-Est,
- Membre du Comité d’Administration de la Prévoyance Artisanale et de la commission sociale de la Prévoyance,
- Membre du Conseil d’Administration de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg,
- Conseillère Régionale Grand-Est.

On apprécie d’autant mieux ce que l’on connait, je vais donc en premier lieu me livrer à un exercice au combien difficile et douloureux pour moi : celui de me présenter.
Je n’aime pas particulièrement me mettre en avant. Je suis de ces personnes qui préfèrent agir et faire bouger les lignes sans forcément en rechercher la gloire ni même la reconnaissance. Derrière les congratulations, la jalousie et la mesquinerie ne sont jamais loin. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on est une femme qui souhaite évoluer dans un milieu d’homme.
Tout d’abord, je suis Lorraine. Vivant depuis 1994 en Alsace, j’ai l’habitude de dire : personne n’est parfait.
Mon enfance y a été heureuse, entre un papa fonctionnaire de police, une maman chargée de clientèle dans le secteur bancaire et un frère, entrepreneur du BTP.

  • Mon père, mon modèle
    Mon papa, cet homme ô combien charismatique et drôlissime, savait rire de tout. Cela remonte sans doute à son enfance fortement marquée par les conséquences de la guerre d’Algérie.
    Enfant Français né au Maroc, un pied noir comme on dit, il a été forgé par son histoire, l’exode et la perte de son papa à 14 ans. Ces Français d’Algérie, rapatriés à la hâte, n’ont pas eu la vie facile mais mon père en parlait peu.
    Il aimait plutôt me conter pour m’endormir nombres d’histoires inventées ou récrées à sa manière. Ma préférée était celle de « fatima drillon » et de ses babouches de verre…
    Il m’a inculqué le respect des autres, la richesse de leur diversité et la fierté du travail bien fait.
    Il m’a surtout infecté par son éternel positivisme.
    J’ai conservé de lui le souvenir d’un homme intègre, droit, franc, fidèle, au caractère bien trempé, d’une sensibilité et d’une générosité extrême.
    Des valeurs que j’ai faites miennes et que je tente de transmettre aujourd’hui à ma fille Eva, mon rayon de soleil, mon chemssy comme se plaisait à l’appeler son grand père. Elle est celle qui illumine ma vie de la plus belle des manières et qui provoque en moi une émotion indescriptible, une fierté sans pareil, un amour inconditionnel depuis 9 ans.
    Mon père aura été toute ma vie un modèle, il a influencé mes choix, au début de ma carrière professionnelle tout du moins. Je n’ai jamais croisé une personne qui aimait autant la vie et qu’aucune difficulté ne savait ébranler.
    « De chaque expérience tu tireras des leçons, ta force tu la tiendras de ta faculté à accepter tes erreurs. Tu ne dois jamais cesser de croire que tout est possible ».
    Je me souviens combien sa joie de vivre était contagieuse.
  • Emancipation
    En 1994, j’ai quitté ma région natale pour venir étudier en Alsace et parallèlement trouver un emploi qui me permette de les financer. J’ai débuté une faculté de droit jusqu’à la Maîtrise en Droit des Affaires, à la Faculté Robert Schumann de Strasbourg. J’aurais pu opter pour une voie plus facile, mais cette option fut un choix, une volonté de liberté. J’ai dû pouvoir subvenir à mes besoins par la seule force de mon travail. Tel était le prix de mon autonomie.
    Etant donné mes moyens financiers limités, j’ai décidé de m’installer en colocation avec mon meilleur ami Manu. Cette décision ne manqua pas de créer inquiétudes, questionnements et tensions avec mon entourage qui, dans une société telle que la nôtre, ne peut comprendre le concept… Ma maman notamment dont l’éducation italienne et catholique ne laissait que peu de place à mes originalités déjà très présentes, elle finira par capituler.
    Manu, dont la corpulence était aussi large que la grandeur de son cœur et dont les yeux rieurs et les phrases d’humour à 2 balles me remplissaient de joie. Celui avec qui je discutais de tout et de rien après une longue journée de travail.
    Nos fous rires, la voix de Manu qui hurlait devant un match de foot. Sa musique à fond, fan inconditionnel de U2 ou encore la visite impromptue de ses potes qui ne manquaient pas une occasion de venir se confier. L’aspirateur qu’il se plaisait à passer en pleine nuit comme pour me dire « je sais c’est mon tour, tu vois je m’exécute », enfin et surtout nos discussions interminables sur la vie, le monde et nos projets qui finissaient sou-vent mes trop longues nuits d’études.
    Cette amitié n’a jamais souffert de la moindre ambiguïté, c’est assez rare pour être souligné. Ces intermèdes venaient égayer la rigueur de mes notes et des livres que je devais ingurgiter pour passer mes examens à la faculté à l’identique des étu-diants dits « normaux ». Oui, la dialectique laissait-il à penser que nous n’étions pas des étudiants normaux, du coup ?
    Pourtant, faire ce choix était plutôt courageux et, je le crois, aurait mérité une bien meilleure valorisation.
    Le réveil était plus compliqué pour moi, je me levais aux aurores tandis que la maisonnée ou plu-tôt l’auberge espagnole était encore profondément en grande discussion avec Morphée…
    C’est sous le régime des salariés spéciaux - candidat libre, que j’ai fait mes 4 années d’études supérieures. Ce qui m’a marquée durant mon cursus, c’est le décalage de l’enseignement prodigué et ce que je vivais professionnellement sur le terrain. Ces étudiants, qui ne me semblaient pas beaucoup plus vieux que moi, m’apparaissaient bien innocents, tellement insouciants.
    J’étais moi-aussi très jeune et concilier mon activité professionnelle de chargée de clientèle dans le secteur bancaire à temps complet et les études en parallèle a été une période très délicate mais l’investissement personnel qu’il a demandé s’est révélé très formateur. Cela forge un caractère, croyez-moi. C’était également un projet de vie atypique totalement assumé. Ces moments de vie et cette expérience où l’on plonge directement dans la vie active et dans le partage d’une cohabitation dont je garde les plus doux souvenirs ont été ma bouffée d’oxygène et m’ont aidé à oublier que les joies de la vie d’étudiant ne passeraient malheureusement jamais par moi.
    Aujourd’hui, je me remémore cette période à chaque fois que, dans le cadre de mes activités, je croise des jeunes en recherche d’orientation, de formation et de projets.
    J’essaie toujours d’avoir un regard bienveillant, je crois en la contagion émotionnelle positive. C’est une donnée que j’intègre dans toutes mes actions.
    Une fois cette Maîtrise en poche, je suis entrée dans un grand cabinet d’assurances. Je me sou-viens d’un jour où mon supérieur, pensant que je n’y arriverais pas, m’avait demandé de contacter un homme très riche pour lui placer une assurance. Avec toute la candeur de ma jeunesse, j’ai saisi mon téléphone et réussi à décrocher un rendez-vous. Nous voilà donc partis à la rencontre de ce potentiel client.
    En arrivant devant son imposante bâtisse, qui formait un angle entre deux grandes artères du centre de Strasbourg, nous sommes accueillis par un homme austère et froid qui nous fait entrer dans un énorme vestibule.
    Il nous conduit, sans mot dire, jusqu’à son impressionnant bureau, jonché d’une impressionnante pile de classeurs.
    Il s’assoit placide face à nous et nous interroge d’un ton bref sur la procédure à tenir en pareil cas. La première stupeur passée, j’ai compris qu’il pensait subir un contrôle fiscal. Après un fou rire collectif, ce fut le plus gros placement financier de toute ma carrière.
    Devenue commerciale de terrain à la fois pour les professionnels et les particuliers, j’ai sillonné les routes à la rencontre de personnes au parcours et au milieu très divers. Le point commun de tous est l’espoir dans un avenir meilleur, comme un héritage à leurs enfants. Je me suis nourri de ces rencontres.
    Très vite, j’ai senti que la dimension sociale prendrait une place importante dans ma vie autant professionnelle que personnelle.
  • L’appel du BTP
    En 1998, ce fut ma première rencontre avec le milieu du bâtiment. En parlant de rencontre, je devrais plutôt parler d’immersion. En effet, mon frère avait créé à l’époque une entreprise de BTP. Il avait besoin d’une personne pour développer et structurer son entreprise, à la fois sur le plan financier et managérial. Tout naturellement, il s’est adressé à moi. Curieuse de nouveaux challenges et surtout un peu lassée du monde de la banque et des assurances dont je ne voyais pas très bien qu’elle était ma valeur ajoutée, j’ai accepté.
    Ce fut pour moi une révélation. J’ai découvert un monde où les notions d’entraide, d’abnégation et de motivation ne sont pas des vains mots. J’y ai vécu des moments exaltants, inoubliables. Pour la première fois, je me suis confrontée à l’humain dans toutes ses dimensions.
    J’y ai découvert la notion de « Famille du BTP ».
    Mais je garde également le souvenir ému de mon arrivée dans l’entreprise. Moi, jeune femme, en tailleur et talons, tirés à 4 épingles, face à une douzaine d’ouvriers du bâtiment en tenue de travail. Je me souviens m'être sentie ridicule. Alors intérieurement morte de trouille, j'ai fait ce que je sais faire de mieux : parler avec sincérité de ce projet que j'avais imaginé pour eux. Dès cet instant j'ai vu leur regard changer, nous étions en cet instant dans le même bateau et émus de partager ce challenge qu'était la pérennisation de leur emplois.
    Je fus un véritable choc pour eux. Mais, au fil des mois, ils m’ont finalement adopté, leur surprise se transformant en réelle fierté, se cotisant même pour m’offrir mes premières chaussures de sécurité.
    Ce qu’ils me donnaient d’eux même me touchait et me procurait doublement l’envie de ne pas les décevoir. L’inverse était vrai aussi.
    En 2000, de plus en plus attirée par ce milieu, pourtant réputé masculin, j’ai postulé à une an-nonce de la Corporation Obligatoire des Métiers du Métal qui recherchait un « emploi jeunes assistant juridique ». Je n’avais alors aucune notion de ce qu’était une organisation professionnelle.
    Pour l’anecdote : Ce jour-là, je me suis présentée à la Corporation avec mon C.V. et toute ma conviction sous le bras mais sans jamais n’avoir obtenu de rendez-vous. Sur place, on ne m’a pas donné beaucoup d’espoir, le poste étant déjà quasiment pourvu. Mais je ne voulais en aucun cas laisser passer cette opportunité, je me suis assise et j’ai attendu. Ça a duré un bon moment et la secrétaire, de guerre lasse et devant mon insistance, a tout de même pris mes documents et promis de les transmette à qui de droit.
    2 jours plus tard, j’avais l’entretien et le poste.
    Pour la petite histoire, cette secrétaire, Béatrice, est devenue une de mes plus fidèles collaboratrices et je me félicite chaque jour de cette rencontre, emprunte aujourd’hui d’une ami-tié indéfectible. Le culot dont j’avais fait preuve à l’époque démontre que rien n’est jamais perdu et qu’il faut croire en nos rêves et user de pugnacité, c’est ainsi qu’on peut réussir là où beaucoup pensent que le combat est perdu d’avance. Une leçon de vie qui me guide au quotidien, aujourd’hui en-core.
    A l’époque, même simple « emploi jeunes », je me donnais à fond dans mes fonctions, n’hésitant pas à m’investir plus que de raison. Car j’ai très vite compris qu’en tant que femme, je me devais de prouver encore deux fois plus mes compétences. J’ai très vite trouvé mes marques, j’ai acquis de l’aisance et de l’assurance.
    Néanmoins, un point me chiffonnait. Quasi-ment chaque jour, je voyais défiler un nouveau chef d’entreprise dans mon bureau avec une question aussi absurde que fallacieuse. Personne ne parvenait à m’expliquer pourquoi.
    Ce n’est que bien plus tard lorsque j’étais de-venue un membre de la grande famille qu’on me donna, non sans humour, l’explication de ce mystère. En fait, ils s’étaient donné le mot qu’une jeune femme, venait d’être engagée et tous voulaient voir ce personnage.
    10 mois de travail acharné à restructurer cette organisation et proposer une nouvelle stratégie et de nouveaux services. En un peu moins d’un an, j’avais fait naître une nouvelle dynamique au sein de cette corporation si bien que j’ai eu l’opportunité de me voir proposer de prendre le poste de Secrétaire Général au sein de cette organisation professionnelle.
    J’en remercie encore le Président de l’époque, aujourd’hui devenu Dédé, qui m’a fait confiance ainsi que le collège d’artisans et de chefs d’entreprises du BTP qui m’ont nommés.
    Passer d’assistante juridique à Secrétaire Générale m’a demandé un certain courage mais j’ai saisi cette occasion et je me suis adaptée, malgré mon jeune âge à cette nouvelle fonction dont la responsabilité à l’époque était dévolue à des personnes d’expérience.
    Cela a marqué indiscutablement un tournant de ma carrière professionnelle.
  • Eva, mon combat, ma vie
    En parallèle, ce fut également le moment où ma vie personnelle a subi un délicieux chamboulement : l’arrivée d’Eva, mon bébé chéri.
    Ce petit être a déboulé dans mon existence et m’a fait instantanément revoir toutes mes priorités. C’est le plus beau cadeau que la vie pouvait m’offrir.
    J’ai encore en mémoire les larmes d’un bon-heur indéfinissable qui ont coulé sur mes joues au moment où j’ai vu sa bouille toute ronde posée délicatement sur moi.
    C’était un moment intense, magique. En quelques secondes, je suis devenue maman d’une adorable petite fille, la plus belle du monde. D’innombrables émotions me traversaient et je pouvais rester des heures à la regarder à la serrer tout contre moi, même la nuit, tant j’avais besoin de sentir chaque battement de son petit cœur, si j’osais je dirai que cela n’a pas changé elle se glisse toujours près de moi les nuits prétextant toutes les excuses du monde que je me plais à ne pas contredire.
    Même si cet instant fut précieux dans ma vie de femme, mes obligations professionnelles ne m’ont laissé que peu de temps pour m’adapter, je le regrette tellement.
    Encore à la maternité, je demandais régulièrement à ma secrétaire, Béatrice, de se déplacer pour régler les affaires courantes. La pauvre devait donc me rendre régulièrement visite, passant devant la salle des infirmières, le tri-classeur caché sous le manteau. Je l’appelais mon agent-secret. J’en ai un peu honte aujourd’hui.
    Evidemment, lorsque vous devez concilier votre rôle de mère avec toutes vos fonctions professionnelles, cela n’est pas toujours simple, mais Eva reste ma priorité, en toutes circonstances.
    Je me souviens du jour où ma nounou m’a lâchée au dernier moment. Evidemment, le jour où j’avais des réunions extrêmement importantes et des rendez-vous téléphoniques primordiaux. Jeune maman, je me suis retrouvée un peu désemparée. Je n’ai trouvé à ce problème qu’une solution. Ce fut l’occasion pour mes collègues de faire la con-naissance d’Eva.
    Difficile pour un bébé de comprendre l’intérêt de rester enfermée de longues heures dans un bureau avec tous ces visages inconnus qui l’entouraient. Eva a donc très vite et de façon bruyante manifesté son désaccord avec ma décision.
    Heureusement, sa petite bouille, même rouge et pleine de larmes, était si attendrissante que tout lui était instantanément pardonné.
    Tandis que Béatrice tentait de calmer ma tendre furie, j’essayais tant bien que mal d’assurer ma journée. Je peux vous assurer qu’Eva et moi avons très bien dormi cette nuit-là.
    En tant que maman active, je crois que nous avons tous vécu des moments similaires.
    Chaque jour, je m’emploie à lutter pour préserver l’insouciance de sa jeunesse. Je prie pour qu’elle ne grandisse pas trop vite, qu’elle reste en-core longtemps ma petite puce.
    Je n’ai malheureusement pas pu tout lui épargner. Le départ brutal de son père et la disparition de son grand-père, le tout en quelques mois, l’ont profondément marqué. Il nous a fallu nous reconstruire mutuellement.
    Notre relation est fusionnelle, un peu trop évidemment. Il ne se passe pas une journée sans que je culpabilise de ne pouvoir être un peu plus auprès d’elle, d’autant que je l’élève seule, son géniteur ayant décidé de ne pas assumer son rôle auprès de cette petite merveille.
    Elle est ma faiblesse assumée.
    J’apprécie ces dimanches où elle vient me rejoindre dans ma chambre. Ces matins où nous pouvons rester lovées toutes les deux dans mon grand lit douillet avec un petit déjeuner sur un plateau. Je profite de chaque seconde, même si je dois la partager avec la télévision. Si vous voulez le savoir, définitivement, je ne suis pas dingue de Violetta.
  • Les grandes manœuvres
    Il est difficile pour moi de vous décrire combien cette période a été rude mais épanouissante.
    Bien-sûr, tout n’a pas été facile, beaucoup ont cherché à me nuire aujourd’hui encore dans leur seul intérêt personnel.
    Mais je suis parvenue à mobiliser autour de moi une équipe solide et à rallier à ma cause de nombreuses personnes du monde socio-économique. J’ai œuvré à développer la corporation jusqu’à en faire un partenaire régional incontournable.
    J’ai travaillé à développer de nouveaux outils pour faciliter la vie des entreprises au quotidien.
    En parallèle, je suis devenue Secrétaire Générale de la FEMMA Alsace et en 2005, j’ai contribué à la création de l’Association pour la Promotion des Métiers du Bâtiment et des Travaux Pu-blics (APMBTP), dont j’ai pris des fonctions dirigeantes auprès d’une Présidente, elle-même chef d’entreprise, dont les valeurs et la pugnacité auront contribué à imposer mes idées et mes projets.
    Avec cette nouvelle entité, mon champ d’action a pris une nouvelle dimension. J’ai enfin pu disposer de réels moyens pour réaliser des actions concrètes sur le terrain et agir pour promouvoir les métiers du BTP.
    Le levier de la formation et de l’emploi s’en est trouvé également plus puissant du fait de la médiatisation de nos actions : Forma’bat, Univers BTP et surtout « Le Chantier du Cœur ».
    L’opération « Le Chantier du Cœur » restera un moment exceptionnel comme il en existe rare-ment. Souvent, votre vie se trouve changée par une rencontre. Celle de Marthe Kehren restera gravée dans ma mémoire. Ce personnage, haut en cou-leurs, aussi unique qu’attachant a créé une association : « Les Enfants de Marthe ». Son but : offrir un peu de bonheur et, surtout, du rêve aux enfants atteints de cancer et soignés dans le service d’onco-hématologie pédiatrique du Professeur Lutz à l’Hôpital de Strasbourg- Hautepierre.
    Malheureusement, elle ne disposait pas de lo-cal adapté pour accueillir les familles, leur permettre de se rencontrer, d’échanger et de rompre la solitude des parents devant la maladie.
    Particulièrement touchée par cette cause et la sincérité de Marthe, l’idée m’est venue de créer ce lieu.
    C’est d’un poulailler et d’une porcherie que 100m2 de locaux ont été entièrement aménagé et financé par des actions de mécénat et la générosité des entreprises du BTP dont l’implication fut inespérée.
    Lorsque je suis venue annoncer la bonne nouvelle à Marthe, elle était en train de travailler son champ de pommes de terre. C’est sous de grands éclats de rires de l’ensemble des agriculteurs présents que j’ai senti s’enfoncer mes talons aiguilles dans la terre grasse. Impossible pour moi de me dépêtrer, on a du littéralement me porter hors du champ.
    De cet incident est né un rituel : talons aiguilles obligatoires.
    Pour la peine, Marthe m’avait fait cadeau de magnifiques charentaises que je finissais immanquablement par chausser tandis que ses ouvriers s’ingéniaient à nettoyer mes luxueuses chaussures à grande eau.
    J’avais gardé le souvenir de ma première expérience dans l’entreprise de mon frère et de la capacité qu’on les gens du BTP à se mobiliser pour de bonnes causes. Et je n’ai pas été déçue. La solidarité des entreprises a dépassé toutes mes attentes et surtout, toute l’humanité qui s’est dégagée au fil de ces deux mois de chantier m’a émue au plus haut point. Apprentis, salariés, patrons, CFA, tous se sont unis pour travailler main dans la main, s’entraider, se dépanner quand un corps de métier était en difficulté. Ce fut une brillante réussite saluée unanimement.
    Un moment rare et privilégié dans une vie professionnelle. Une bouffée d’air salutaire au moment où ma vie familiale s’était compliquée, en quelques mois, par le décès de mon père et ma séparation d’avec le père de mon enfant. Cela m’avait bien évidemment lourdement affectée. Mais il était de ma responsabilité de rester forte pour EVA devant laquelle je n’avais pas le droit de faillir. Dans ces moments, on ressent le poids de la solitude, il m’a fallu puiser la force en moi pour continuer.
    On a besoin de ce genre de « booster » pour rebondir et positiver.
    C’est également dans ces moments là qu’on mesure la chance d’avoir des amitiés fortes à ses côtés.
    Je pense surtout à une amie qui n’a jamais failli et dont l’indéfectible soutien de chaque instant perdure encore aujourd’hui.
    Un autre événement qui fait ma fierté : J’ai obtenu pour l’ensemble de mes actions, la médaille de la reconnaissance artisanale et la médaille de St-Eloi, patron des métalliers.
    Ces 2 récompenses ne sont traditionnellement attribuées qu’à des professionnels, mais exceptionnellement, elles peuvent être remises à des personnes qui ont œuvré et apporté aux métiers. Avoir pu bénéficier d’une véritable reconnaissance des entreprises est, pour moi, l’aboutissement d’un long travail.
    Ce n’est pas la médaille qui importe, c’est la certitude d’avoir contribué, de se sentir véritablement utile.
  • Un nouveau départ
    Fin 2012 marque un tournant, un mini-séisme dans le monde du bâtiment : la suppression de la cotisation obligatoire aux corporations. Autrement dit : privé de leur principale ressource de subsistance, il fallait donner à nos filières un nouvel ou-til, digne de poursuivre et même d’amplifier leurs actions.
    C’est le moment que je choisis pour rejoindre la Fédération Française du Bâtiment en tant que Secrétaire Générale de la FFB 67. Le début d’une nouvelle grande aventure mais toujours dans le milieu que j’aime et qui est le mien : le bâtiment.
    En parallèle, je deviens également Secrétaire Générale de la Fédération Nationale des Artisans et Petites Entreprises de la Métallurgie (FNAPEM Alsace), Membre du Comité d’Administration de la Prévoyance Artisanale et de la commission sociale de la prévoyance puis membre du bureau de la CGPME Bas-Rhin. A aucun moment au cours de ma carrière je n’ai oublié la dimension sociale de mon action, c’est pourquoi je siège également comme conseillère prud’homale depuis de nombreuses années.
    Toutes ces facettes me permettent aujourd’hui d’avoir une bonne vision d’ensemble de la situation des métiers de nos filières et de pouvoir fine-ment analyser les problématiques qu’elles rencontrent. Avant de pouvoir trouver les solutions, il faut déjà bien connaître les problèmes. C’est une phrase dont, je pense, bons nombres de nos élus devraient s’inspirer, même si je sais combien ce rôle est difficile et ingrat.
    A la FFB ce fut le choc. J’ai eu l’impression de repartir à zéro. Tout ce que j’avais entrepris jusqu’alors et depuis de nombreuses années avec parfois ces mêmes personnes n’avait plus aucune importance. Je me devais de refaire mes preuves.
    Une fois de plus, je me suis heurtée au machisme et à la misogynie, un mal latent qui perdure. Etant plutôt discrète sur ma vie privée, je me suis vite aperçue que dans ce monde, à défaut de savoir, il convient d’inventer. Une femme, pour arriver à ce poste, on ne peut imaginer que ce soit par ces seules compétences et son travail, il y a forcément autre chose.
    J’avoue avoir eu beaucoup de mal à gérer ce monstre tapi dans l’ombre que l’on nomme : la rumeur. Dans ce cas, il est toujours très délicat de savoir quelle stratégie adopter.
    L’ignorer ? Qui ne dit mot consent. La réfuter, au risque de la voir grossir et s’amplifier ? Il n’y a pas de fumée sans feu. J’ai pris le parti de penser que mes actes primeraient sur les ragots et qu’avec le temps, et le travail, la lassitude ferait son œuvre auprès de mes détracteurs. On ne peut pas plaire à tout le monde.
    Tous les jours, j’œuvre sans relâche à la pro-motion, la valorisation et la défense de nos métiers. Et surtout l’accompagnement concret de nos artisans et chefs d’entreprise.
    Je veux être la voix des artisans, des entre-prises du bâtiment, mais aussi de tous les secteurs et des salariés, surtout des TPE et PME, qui représentent une majorité en nombre mais si peu en audience. La politique ne se fait pas uniquement pour les entreprises du CAC 40, il convient d’entendre les revendications de tous. Parmi d’autres, c’est à moi de porter cette voix.
    Par un travail de fond, j’ai contribué à renouer les liens entre les entreprises, les consulaires, les institutions, les organismes formateurs, les chambres de métiers, de commerce… Il n’en a pas toujours été ainsi. Longtemps, les rapports étaient conflictuels. Aujourd’hui, ils sont apaisés. Attention, loin de moi toute angélisme, tout n’est pas parfait mais nous avançons avec intelligence et dans un souci de progrès mutuel.
    Je suis fière d’avoir contribué à bons nombres de fusions, notamment avec la Fédération du Gros-Œuvre et de la Charpente en 2015. La grande fa-mille du Bâtiment n’est jamais aussi forte que lors-qu’elle est unie. C’est primordial.
    L’opération « Le BTP fait son Zénith » à Strasbourg est encore une étape importante de ma carrière professionnelle. Parvenir à réunir une centaine de professionnels/artisans, l’ensemble des chambres professionnelles des métiers du BTP, les principaux organismes formateurs, la Chambre de Métiers d’Alsace, la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin, le Conseil Départemental,… Tous dans un même lieu pour, ensemble, promouvoir nos métiers. Accueillir plus de 2 000 lycéens du Bas-Rhin, 500 professionnels et près de 2 500 familles dans une journée. Un exploit qui semblait une gageure et qui pourtant a bien eu lieu. Cette réussite est avant tout celle d’une merveilleuse équipe avec qui j’ai la chance de travailler.
    Dans la foulée, avec mon Président et nos équipes, nous avons voulu venir à la rencontre du plus grand nombre en installant un grand village du BTP au cœur même de la ville, sur la Place Kléber de Strasbourg. Un moment riche de rencontres et d’interactions entre les professionnels, les artisans, les jeunes et les institutionnels.
    Toute ma vie, je l’ai construite dans un but : aider l’ensemble des acteurs du bâtiment au quotidien, fédérer les énergies, car fondamentalement, j’aime l’humain. L’humain dans sa noblesse, créa-trice de richesse.
    Dans ce nouvel environnement, qui pourtant m’est familier depuis 2000 et malgré quelques hostilités à ma venue, j’ai fait fort heureusement de merveilleuses rencontres. De celles qui marquent et qui m’ont permis de tenir pendant de nombreux mois difficiles :
    Mon premier Président, un homme de caractère au parler parfois cinglant mais qui a su néanmoins maintenir un équilibre au sein de la fédération.
    Il a surtout été celui qui m’a donné ma chance dans ce rôle et ses fonctions au combien convoitées.
    Nos prises de becs furent légendaires mais il a toujours été un soutien indéfectible dans toutes les actions que nous avons menées. Et surtout, il a su se battre pour préserver l’unité et la cohésion de notre structure.
    Mon président actuel. Un homme dont l’intégrité et les valeurs humaines sont viscérales. Son professionnalisme invite au respect. Par sa droiture et sa sincérité, il fait fi de toutes les turpitudes et les tentatives de déstabilisation que certains, pas intérêt personnel, tentent en vain de provoquer.
    Notre binôme est parfaitement en phase car nous partageons les mêmes valeurs et par-dessus tout, notre volonté d’œuvrer pour le collectif, son amitié me permet de faire face à bien des tourments, je suis fière de m’être engagée à ses côtés.
    Il y a un autre personnage haut en couleur, facilement reconnaissable par son signe distinctif… homme d’engagement ayant de nombreuses fonctions, dont la première, celle d’être mon ami fidèle.
    Malgré nos appartenances parfois différentes ; son franc parler, son empathie, son travail énorme auprès des entreprises et des causes auxquelles il croit, sont à la hauteur de son grand cœur il force l’admiration … il se reconnaîtra…
    Enfin une équipe, pour partie déjà présente et pour partie que j’ai recrutée.
    Après des débuts que nous qualifierons de délicats avec une partie de l’équipe en place, nous avons fini par trouver un équilibre dans un pro-fond respect et une confiance mutuelle.
    Arriver au sein d’une structure existante est toujours un exercice périlleux. D’autant plus lors-que la désinformation et les fausses rumeurs sont de la partie. Les permanents en place, dont la méfiance était palpable, ne m’ont pas de suite accueil-li avec bienveillance, il nous a fallu nous apprivoiser, travailler en bonne intelligence.
    Un vrai projet commun dans lequel ils se sont retrouvés totalement impliqués a fini de faire tomber leurs dernières réticences.
    J’ai également pu intégrer ma plus fidèle collaboratrice Béatrice à mes côtés dans cette nouvelle et palpitante aventure.
    Encore une fois, j’ai su fédérer autour de mon projet par la restauration de la confiance.
    De nouveaux arrivants recrutés pour leur originalité, leurs compétences atypiques, un challenge auquel certaines personnes ne croyaient pas.
    Aujourd’hui, les mots me manquent pour vous décrire combien j’ai plaisir à travailler avec chacun d’eux, même si je dois parfois les sortir de leur zone de confort, faire du management variable, optionnel et parfois même un peu maternel. Je crois que c’est une belle réussite. Nous avons tissés des liens que je pense solides.
    J’ai pour chacun d’eux une anecdote et un surnom, ils se sont d’ailleurs autoproclamés la fa-mille INGALLS, et m’affublent régulièrement de sobriquets tels que « attachiante », ce qui m’amuse et me conforte dans la solidarité affichée de cette équipe incroyable.
    Nos fous rires sont quotidiens, ils aident à adoucir les heures nombreuses de leur investisse-ment à mes côtés, toujours fidèles à mes de-mandes. Je leur dis souvent qu’ils sont ma plus belle récompense…
    Cette fois je veux l’écrire comme le symbole de d’une aventure humaine sans pareil…MERCI
    Mais au fait, Secrétaire Général, me direz-vous ? C’est quoi exactement ?? Ce titre pompeux peut prêter à sourire…
    C’est vrai que ce métier est très peu connu du grand public. On ne l’apprend pas véritablement avec un diplôme et surtout, on a du mal à le définir clairement. Je vais tout de même essayer.
    Un Secrétaire Général est la fois spécialiste de tout, gérant des structures économiques, des équipes, des élus, des humeurs, des combats mais surtout au cœur de tous les enjeux sociétales économiques et entrepreneuriales,…
    Avoir de l’endurance, la capacité de ne jamais se laisser décourager, c’est un sacerdoce, des appels à tout moment, des soucis récurrents, essentiellement liés à la manipulation par l’exercice du pouvoir de chacun. Veiller, autant que possible, à ne pas froisser les susceptibilités des uns et des autres.
    C’est néanmoins passionnant, car cela touche à tous les domaines juridiques, politiques, économiques, ceux de la formation, de l’apprentissage, et surtout des relations humaines en permanence.
    Tour à tour en réunion à tenter de solutionner une problématique d’entreprise, à la réflexion de réseau d’influence, à la réalisation de projets sociaux, économiques, avec pour seul objectif le bénéfice du secteur, des artisans, des entreprises TPE, PME, et de leurs salariés.
    Participer à la vie de mon pays au travers le tissu économique, des artisans et entreprises du bâtiment, c’est prenant, passionnant, usant, mais l’on a le sentiment d’agir pour le collectif, espérant naïvement changer ce qui va mal dans notre société …
    Pour l’anecdote, ma fille Eva n’est jamais parvenue à expliquer à ses maîtresses ce que maman faisait comme métier, elle répondait « maman fait de la société ».
    La meilleure définition c’est qu’il n’y en a aucune et quelle dépend de votre façon de vous investir intrinsèquement, c’est souvent incompréhensible pour ceux qui partagent votre vie…
    Dans sa bouche d’enfant au fond se tient la réalité, on est au cœur de la société avec tout ce que l’on peut y trouver, de vraies joies, des succès et parfois de lourds fardeaux…
    Le plus lourd dans cette fonction, c’est la solitude qui pèse, lors de décision graves ou de prises de positions mémorables. Vous devenez malgré vous un personnage public face à ce monde ultra masculin qui ne pardonne rien et qui fait de votre vie personnelle une discussion publique.
    Je n’imaginais pas à quel point ce métier prendrait autant de place dans ma vie, comme une ombre qui plane, que l’on connait et qui fait partie de soi, mais que l’on ne parvient pas à éloigner. Un sentiment d’appartenance à une vocation qui nous dépasse… TROP souvent au détriment de ma fa-mille.
    J’étais, et je le suis toujours encore un peu, une femme idéaliste. Le fait est que, dans cette société, sourire à la vie, faire preuve d’empathie, croire en chaque projet suscite bizarrement beau-coup de frustrations de la part de ceux qui n’osent pas.
    En tant que jeune femme dans un milieu d’hommes, j’ai dû très vite apprendre les codes et savoir comment résister aux pressions de mes pairs. J’ai su conserver mon indépendance, mon franc-parler, mes choix vestimentaires et tout simplement ma féminité.
    La misogynie n’est pas une légende et une minorité de dirigeants d’entreprise ont vu d’un très mauvais œil mon arrivée à la tête de leur corporation et de leur fédération. Au fil du temps, j’ai appris à éviter les écueils et à faire ma place dans cet univers, même si je sais que chaque matin tout est à refaire.
    J’ai dû aussi m’endurcir apprendre à dialoguer de manière parfois abrupte mais sans perdre ce qui est mon ADN : la dimension sociale et humaine.
  • Elue engagée
    Mes chers compatriotes, je vous ai entendu au cours de la pré-campagne aux élections régionales me faire part de vos préoccupations, de vos difficultés quotidiennes, de vos peurs, mais aussi de vos espoirs. Cette phase d’écoute, de dialogue et d’échanges m’a permis de prendre davantage la mesure de nos difficultés communes.
    C’est pour toutes ces raisons que j’entrevois un projet de réparation sociale. Bien plus qu’un simple projet de société, c’est un contrat social que je propose à l’ensemble de nos concitoyens, les plus défavorisés comme les plus aisés.
    Je veux redonner espoir à tous les enfants de ce pays. Je veux mettre fin au doute, à la résignation et permettre à notre pays de saisir toutes ses chances, et elles sont nombreuses, de libérer toutes ses énergies. Le temps d’une espérance commune est venu.
    Ma seule boussole dans cette perspective ce sont les injustices sociales établies. Je veux y mettre fin. Ce que vivent nos compatriotes n’est plus supportable.
    Ce sont là des raisons supplémentaires de vouloir servir mon pays sans langue de bois.
    Jamais la France ne s’est présentée dans un contexte aussi dégradé sur le plan économique, social et surtout moral. Ne pourrait-on pas simple-ment avoir le courage de mettre à plat ce qui ne fonctionne pas, ce qui ne peut plus fonctionner, agir et accepter de réformer ?
    Oui il y a des problèmes, oui, les gens souffrent.
    Devant ces enjeux, il convient de mettre en place de vraies solutions plutôt que du saupoudrage électoral opportuniste, cela me semble un mal pour un bien.
    Créer des opportunités d’échanges réguliers avec les citoyens afin d’être au plus près de leurs préoccupations.
    Vers qui se tourner me direz-vous ?
    Un président qui a mené un quinquennat sans envergure ?
    Un ancien président plus connu pour ses frasques judiciaires que la politique qu’il a mené ?
    Des anciens ministres qui n’ont jamais rien changé mais qui en ont désormais l’ambition ?
    Un parti extrême qui utilise la propagande et que l’on ne maîtrise pas ?
    La liste est longue...
    Le vrai problème n’est pas là, nous avons créé ce système. Le mode de fonctionnement les a créés, la politique est devenue un métier où l’on jongle non pas avec ses convictions mais avec la peur de la réélection.
    De nos jours, l’audace est un défaut !
    On n’ose plus dire les choses car on est montré du doigt. Il faut se fondre dans la masse des élus et espérer se faire remarquer au plus haut niveau comme on dit si bien mais sans pour autant gêner ou faire de l’ombre…
    Surtout ne prenez la parole que lorsque tout est prévu d’avance. Ne dites rien, épiloguez. Vous avez juste le devoir d’insulter et de provoquer les partis de l’opposition, ça fait vendre et c’est média-tique.
    Ça n’intéresse pas vraiment les médias les arcanes du pouvoir. Surtout ne dites rien, soit ce sera récupéré par le mauvais parti, soit on vous le reprochera dans le vôtre car vous aurez dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas mais qu’aucun n’a le cran d’assumer,
    Vous serez placardisée, au cas où vous n’auriez pas compris que dans ce système vous existerez seulement en n’existant pas, et surtout apprenez des autres… Nous sommes quelques-uns à nous sentir piégés par le système. Des personnes de la société civile notamment, des personnes pragmatiques, qui n’ont qu’une envie : se soulever et crier la vérité, mais personne n’ose...
    Quand on gère une entreprise, quand on mène un projet, quand on veut gagner sportive-ment, on s’intéresse aux vrais problèmes, on ana-lyse et on trouve des solutions concrètes. On ne craint pas d’affronter les freins dans son propre camp, ou le qu’en diras-t-on, on se fixe un objectif et on met en place un programme pour évoluer et accomplir le meilleur
    On ne navigue pas à vue en fonction de la bienséance… Désolée mais je ne changerai pas….
    On se demande alors ce qu’on fait là, car on avait une tout autre idée de cette fonction d’élue, on avait envie de contribuer au changement, ce grand mot que tous utilisent de manière récurrente, qui est en réalité un GROS MOT que tout le monde fuit, car dans les urnes on en revient toujours à voter les mêmes et c’est la seule chose qui compte…
    Il ne faut pas jeter la pierre, me direz-vous.
    La réforme territoriale n’a rien arrangé, car mal préparée et issue des incohérences de chaque système en place. L’harmonisation s’avère des plus délicates, même s’il existe au sein de chaque territoire de vraies richesses qui convient de valoriser au bénéfice de tous.
    Oui, je l’affirme, la France va mal… Le système est sclérosé, verrouillé...mais ce n’est pas une fatalité !
    Quand commencerons-nous à réfléchir autrement et à se donner les moyens d’agir pour notre avenir et surtout celui de nos enfants ?  

    Mais quelle alternative avons- nous me répondrez-vous ? Cela constituait mon interrogation de départ.
    Le courage d’agir et de ne promettre que ce que nous pouvons tenir !
    Faire face aux vrais enjeux, à la réalité du terrain, concocter un programme de et pour les citoyens… Ce à quoi j’ajouterai, sauriez-vous vous en saisir ?
    Moi je fais mon choix et vous ?

 

 

Fermer
Fermer

Veuillez saisir votre identifiant ou votre adresse de messagerie. Un lien permettant de créer un nouveau mot de passe vous sera envoyé par e-mail.

Fermer

Fermer